l\'indigné

A VOIR CE SOIR Fish Tank et The Good Heart

 

 

A VOIR CE SOIR

Fish Tank

Drame réalisé en 2009 par Andrea Arnold

Fish Tank bande-annonce

 

Mia, 15 ans, vit dans une cité populaire de la région de l'Essex, dans le Nord-Est de Londres, avec sa mère Joanne et sa petite soeur Tyler. Adolescente rebelle, elle a été exclue de l'école. Elle trouve refuge et épanouissement dans la danse hip-hop. Mais sa vie déjà bien difficile est à nouveau bouleversée quand sa mère rentre à la maison avec son nouvel amant, Connor, un Irlandais très extraverti. La vie de la nouvelle famille recomposée, d'abord idyllique, se complique lorsque Connor encourage Mia à développer son unique passion, la danse...

 

Fish Tank, un film de Andrea Arnold /

LA CRITIQUE TV DE TELERAMA DU 07/07/2012

 

| Genre : poids plume.

Elle jure comme un charretier, décoche un coup de boule aux importunes. Mais un éclair d'innocence passe parfois dans ses yeux. C'est Mia (Katie Jarvis, révélation), ado rageuse d'une banlieue prolétaire blanche d'Angleterre. Horizon barré. Mais Mia fait des merveilles dans le hip-hop. Et puis il y a Connor (Michael Fassbender), le nouveau mec (très sexy) de sa mère, qui s'installe un moment à la maison. A son contact, Mia relâche la tension.

 

British film "Fish Tank" premieres at Cannes

 

Andrea Arnold avait signé un premier film, Red Road, conceptuel et assez froid. Cette fois, on s'attache aux personnages, tous pourvus de défauts mais non stigmatisés — pas même Connor. Le film prend des tours souvent inattendus, échappe au béton et gagne la campagne au bord de l'eau, dans un semblant de joie familiale. Le film décrit un processus de maturité, qui passe par la confiance en soi, le soutien, l'amour. La réalisatrice combine finement tableau social et imaginaire poétique. Au milieu des disputes affleurent de beaux instants de douceur. Pour preuve, ces séquences de ralentis, vagues de désir où Mia se sent portée, caressée, soulevée vers le haut comme une plume. — Jacques Morice



Jacques Morice

 

The Good Heart

Drame réalisé en 2009 par Dagur Kári

THE GOOD HEART - Bande-annonce VO / Un film de Dagur Kári
avec Paul Dano, Brian Cox, Isild Le Besc, Damian Young, Stephanie Szostak, Clark Middleton
Jacques, patron de bar, décide de prendre sous son aile Lucas, un jeune SDF vivant dans un carton sous le pont de Brooklyn. Sachant que ses jours sont comptés, Jacques, qui a été victime de plusieurs crises cardiaques, demande à Lucas de s'occuper de l'établissement.

Jeune homme replié sur lui-même, sans attaches ni amis, Lucas vit dans la rue et songe à mettre fin à ses jours. Vieux patron de bar bougon, Jacques, lui, souffre de problèmes cardiaques et attend qu'une greffe lui sauve la vie. Les deux hommes se retrouvent à l'hôpital, où ils partagent la même chambre. L'un a tenté de se suicider et le second vient de faire une crise cardiaque...

LA CRITIQUE TV DE TELERAMA DU 07/07/2012

 

| Genre : Kári goes to America.

Pourquoi Jacques, vieux débris fort en gueule et en nerfs, choisit-il son double inversé, un jeune clodo suicidaire et généreux, pour fils spirituel ? Nul ne le sait. En tout cas, Jacques apprend tout à Lucas. A commencer par les règles de son bar : n'y ­jamais tolérer la présence d'un inconnu ; un bar, ça appartient à ses habitués, point barre... En ce qui concerne les habitués — pas plus de douze, sinon on n'est plus chez soi —, s'attacher à connaître leurs goûts afin de devancer les commandes avant même qu'ils les for­mulent... Lucas apprend, apprend, mais, au grand désespoir de son mentor, il reste humain. Au point de sympathiser avec les clients et d'accueillir, un soir de pluie, une hôtesse de l'air, virée à cause de sa crainte obsessionnelle des avions.

 

The Good Heart Part 1 Full Movie

 

Avec l'arrivée d'Isild Le Besco (sans que l'actrice en soit responsable), le film mollit un brin, avant qu'un dénouement inattendu et cynique ne lui fasse retrouver son étrangeté... Car il règne, dans ce premier film américain de Dagur Kári, l'absurde léger qui faisait le prix de Nói albinói, son long métrage islandais. Tous les personnages ressemblent à des solitaires pathétiques, des zombies. Tous semblent sortis, raides imbibés, des univers du cinéaste Aki Kaurismäki et du romancier James Crumley. — Pierre Murat



Pierre Murat

 



11/07/2012
0 Poster un commentaire

Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 32 autres membres